PRÉSENTATION DU FILM MATRICES | Réalisé par Sophie Dascal

« Les théâtres sont fermés? Et bien nous décalerons la forme ! »
En raison de la fermeture des théâtres, liée à la crise sanitaire, nous n’avons pas pu partager notre création MATRICES avec le public. Nous avons tout de même crée le spectacle pour le reprendre ultérieurement et nous avons décidé de nous battre, de transformer, ou plutôt d’ajouter une couche à notre projet initial : réaliser un essai-documentaire. La superbe réalisatrice Sophie Dascal s’est joint à nous pour créer un nouvel objet artistique: MATRICES, le film.


VOICI LE TEASER VIDÉO | réalisé par Sophie Dascal

ET VOICI LE TEASER AUDIO | réalisé par Sophie Dascal, avec l'aide de Raphaël Dubach

LETTRE OUVERTE DE NOTRE PRÉSIDENTE AGNÈS MOLNÁR


Appréhender la totalité du monde nous est impossible ; nous en appréhendons des morceaux. Puis, morceaux après morceaux, nous construisons notre réalité. Notre réalité se vit et s’exprime au travers de notre quotidien. Ainsi, notre quotidien a besoin de se nourrir pour que les morceaux qui le créent soient de premier choix.

La fermeture des théâtres et autres salles dites de culture est d’une morosité profonde. Je ne crierai pas à l’injustice en disant que certaines stations de ski et remontées mécaniques sont ouvertes alors que les théâtres restent fermés... Il existe probablement des explications mais leurs morceaux de réalité m’échappent.

...

Ce qui ne m’échappe cependant pas, ce sont toutes ces œuvres de théâtre de danse et de musique que je ne ressens pas.

Je ne peux blâmer personne. La situation est ce qu’elle est.

Restons cependant vigilent.e.s: être artiste est un travail. Les artistes doivent être encouragé.e.s (politiquement et financièrement) et les spectacles continués à être créés. Si notre quotidien ne rencontre aucun moyen de ressentir et partager la complexité et la beauté du monde alors la morosité s’installera davantage.

Nous avons besoin des artistes car ces dernier.ère.s nous offrent le plaisir et l’étonnement d’accoler des morceaux à nos réalités.

Car mes réalités ne seront jamais votres et vos réalités ne seront jamais miennes : offrez-nous des morceaux de réalité que l’on osera partager ensemble.

Vivent les artistes ! Et celles et ceux qui les aiment et les soutiennent !

Agnes Molnár
Présidente de la Compagnie la GlitzerFabrik

LA COMPAGNIE



La GlitzerFabrik est une compagnie de théâtre genevoise fondée en 2017 par Clea Eden et Charlotte Riondel, comédiennes et metteures en scène, qui en assument la direction artistique. La compagnie défend un théâtre de création mettant en valeur des écritures contemporaines et favorisant l’engagement de jeunes créateur.trice.s. Ses co-fondatrices s’intéressent particulièrement à la collaboration artistique interdisciplinaire. Les thématiques qui les animent, touchent aux liens entre l’intime et l’universel, aux échanges entre le micro- et le macrocosme, ainsi qu’aux notions de processus et de rituels liés à la création.

Le projet « MATRICES » est le troisième spectacle de la compagnie, après les « Contes Urbains » du dramaturge québécois Yvan Bienvenue, un spectacle itinérant créé en 2015 qui a tourné dans différents lieux de Suisse romande — notamment lors de La Plage des Six Pompes 2017 — et « Le Fil », une création autour des figures mythologiques des Moïres, présentée dans le cadre du festival transfrontalier Contes & Cie en 2017.

picture of Clea Eden

CLEA EDEN


Clea Eden est une comédienne bilingue, travaillant en allemand et en français. Depuis son diplôme de l’école de théâtre Serge Martin en 2016, elle a travaillé avec divers metteur.euses en scènes en Suisse romande et alémanique dont, entre autres, Evelyne Castellino , Julien George, Daniel Wolf, Elidan Arzoni ou Charlotte Huldi. Clea s’intéresse aux démarches pluridisciplinaires ou performatives, ayant notamment collaboré avec Flora Buberle, artiste visuelle et architecte, ou encore joué dans « Constellations méridiennes » de Nuria Manzur-Wirth, une performance théâtrale à la découverte de l’expérience poétique.

...

Elle joue dans le spectacle « Goutte, Claire et la tempête » de Ann Martin mis en scène par Charlotte Huldi du Théâtre jeune public La Grenouille situé à Bienne. Cette création, jouée en allemand ou en français, est actuellement en tournée en Suisse. Clea signe d’ailleurs deux traductions de textes allemands vers le français pour cette compagnie de théâtre. Passionnée par l’écriture, elle co-écrit et joue dans plusieurs créations pour le collectif la compagnie Mokett, qu’elle a fondé avec trois autres comédien.nes : « Foriro ou le départ » (2016, théâtre de l’étincelle à Genève/ Teatro Comico à Sion), « Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution » (2018, Théâtre de la Parfumerie) et « DUKUDUKUDUKU » (2019, Centre culturel des Grottes). Côté Cinéma, elle tourne en 2018 aux côtés de Marthe Keller dans le téléfilm « Dévoilées » de Jacob Berger. Elle joue dans divers courts-métrages, dont « La leçon » de Tristan Aymon, pour lequel elle a reçu le prix de la meilleure actrice dans le cadre du 24FPS Film Festival en 2016. En 2020, elle joue dans le long métrage « Histoire provisoire » de Romed Wydmer et dans le film « L’ambassadeur » de Laurent Nègre. En 2021, elle jouera dans un spectacle mis en scène par Julien Schmutz en deux versions linguistiques (allemand et français) dans divers théâtres en Suisse, ainsi que dans « Wolf », un texte de Théo Franz mis en scène Charlotte Huldi à Bienne. Clea écrit le texte de théâtre « Matrices », qui sera mis en scène par Charlotte Riondel.


picture of Charlotte Riondel

CHARLOTTE RIONDEL


Charlotte Riondel naît en 1987 dans le Jura. Elle obtient une maturité gymnasiale en théâtre en 2006 et quitte la Suisse pour faire un Bachelor en Dramaturgie & Mise en scène à l'Université Laval de Québec. Durant cette période, en parallèle de ses études, elle a l’occasion de participer à divers projets professionnels, notamment dans le cadre de laboratoires de recherche théâtrale durant le Carrefour international de théâtre de Québec.

...

Dès son retour en Suisse, elle enseigne le théâtre à l’école de culture générale et au Lycée cantonal de Porrentruy et créé plusieurs spectacles avec différents publics: enfants, adolescents en situation de handicap et jeunes adultes. De 2013 à 2016, elle se forme comme comédienne à l’école de théâtre Serge Martin à Genève. En parallèle de cette deuxième formation, elle ouvre et coordonne, avec d’autres artistes, le STAMM STUDIO, un espace de résidences artistiques interdisciplinaire à Porrentruy. Cette expérience confirme son goût du travail en collaboration avec d’autres disciplines et développe son expérience de coordinatrice et gestionnaire d’un espace de résidence et d’accueil d’artistes durant laquelle elle rencontre de nombreux.ses artistes différent.e.s. Dans la même ligne, elle participe en 2019 à une résidence d’artistes en immersion dans une ancienne usine de chaux, où collaborations artistiques et vie communautaire se côtoient. Elle y déploie sa recherche autour des notions de sauvage, de rituel et explore le rapport entre le corps et l’espace dans lequel il se déploie. Avec la GlitzerFabrik, compagnie dont elle est la co-directrice artistique, elle met en scène « Contes Urbains », à partir de textes du dramaturge québécois Yvan Bienvenue, un spectacle itinérant joué durant trois ans, notamment à la Plage des Six Pompes en 2017, « Le Fil », une création autour des figures mythologiques des Moïres et met actuellement en scène « Matrices », troisième spectacle de la compagnie, écrit par Clea Eden et programmé par le Théâtre de La Parfumerie en 2021. Charlotte collabore aussi avec la Cie biennoise Neurone Moteur, pour laquelle elle co-créé « Sanguines » dans le cadre des Midi, Théâtre! 16-17 et participe à la mise en scène de « Petit Gazon » en 2020. Elle a aussi l’occasion d’être engagée comme assistante à la mise en scène de Christian Geffroy-Schlittler pour le spectacle « La Folie Lear » de Serge Martin, au théâtre de Vidy-Lausanne et à la Comédie de Genève en 2018, puis avec Bastien Blanchard pour « L’abbattage rituel de Gorge Mastromas » de Denis Kelly, présenté en janvier 2021 au Théâtre de La Parfumerie.